Turquie: Cappadoce

Turquie: Cappadoce

10 mai 2019 0 Par Lud et Fab

Après quelques jours de test de la nouvelle fourche, nous prenons des billets de bus pour la Cappadoce. Nous sommes devenus assez talentueux pour le tetris en soute. Nous arrivons à Göreme au milieu de la nuit et sous la neige.

Après deux nuits dans une auberge, nous rejoignons un spot de camping recommandé par Florine et Quentin (voir article précédent). Pour sortir de Göreme, il y a une sacrée montée. Un Australien émerge de la masse des touristes et nous prête main forte. Il s’avère que lui et sa femme voyagent à travers le monde dans un bus aménagé (voici leur blog).


Nous passons quelques jours en dormant dans les restes d’une maison troglodyte, avec une petite balade forcée pour aller récupérer la bâche oubliée à l’auberge. Nous réalisons que nous apprécions particulièrement ces moments où nous nous imprégnons de l’atmosphère d’un endroit. Dans ce but, le voyage à vélo est d’ailleurs tout à fait indiqué.

Une des attractions majeures de la Cappadoce est le survol de la région en montgolfière au lever du soleil. Un matin, vers six heures, nous sommes tirés du sommeil par un bruit de réacteur. Un gros ballon vient sonner à notre porte. C’est assez surprenant de se faire réveiller par une montgolfière et outre les cris hystériques des touristes à bord, cela fait un sacré vacarme! Malgré le froid saisissant, nous nous extrayons du lit et allons admirer le vol massif des oiseaux de feu. Il y a un grand nombre d’aéronefs démontrant un tourisme de masse. Parfois, la toile colorée de l’un entre en contact avec une autre. Nous sommes contents de ne pas avoir tenté l’expérience, de toute façon c’est hors de notre budget.

Vadrouiller dans ces étranges vallées est un vrai plaisir d’exploration. Il est possible d’entrer dans certaines maisons et nous tentons d’imaginer à quoi servaient les différents espaces creusés dans les murs.

La roche des montagnes varie du rose à l’ocre en passant par le jaune, c’est juste magnifique. En s’écartant des sentiers battus, nous ne croisons presque plus personne et la Cappadoce est à nous. Lors des pauses pique-nique, la vue est à chaque fois imbattable.