Enfin la Grèce

Enfin la Grèce

16 décembre 2018 2 Par Lud et Fab

Cette fois c’est vrai!

Petit retour en arrière: Quand nous étions à Budapest chez nos amis belges, en planifiant la suite, nous avons réalisé qu’il n’y avait pas de ferry entre la Grèce et la Turquie pendant l’hiver. Les premiers bateaux reprennent le service en mai. Nous avons donc décidé d’aller directement en Turquie et de passer l’hiver là-bas plutôt qu’en Grèce.

L’itinéraire choisi fait un court crochet en Grèce avant d’arriver en Turquie. Pour ces quelques 40 km grecs effectués en moins d’une journée, nous ne pensons pas vraiment écrire d’article. Finalement, la vie en décide autrement.

Tout commence pour le mieux: nous avons une petite journée de vélo à effectuer au plat, sans stress, avec l’assurance et le réconfort d’un hôte couchsurfeur qui nous attend à Edirne, première ville turque après la frontière.

Évitant la grande voie pleine de camions, nous suivons une route qui devient de plus en plus petite et de moins en moins goudronnée à mesure de notre avancée.

En arrivant dans un village, nous pensons être débarrassé de la piste non-revêtue. Alors certes l’asphalte est présent, mais…

Donc la route passe dans la rivière. Débordant d’optimisme, Fabien propose de traverser SUR le vélo. Craignant pour sa vie, Ludmilla décide de filmer la performance afin de canaliser ses angoisses en se concentrant sur autre chose. Voici la vidéo de la traversée.

Nous espérons que vous riez autant que nous à chaque fois que nous regardons ce film. Par chance, il reste une tenue vaguement sèche à chacun pour éviter de complètement geler sur place. Pas de casse sérieuse à déplorer hormis beaucoup d’affaires dégoulinantes car une sacoche d’habits n’était pas bien fermée, ainsi que quelques balafres sur une autre sacoche qui a raclé le fond. Curieusement, nous ne sommes pas complètement désespérés, et presque heureux d’avoir une anecdote marrante à raconter sur le blog.

Nous passons ensuite la frontière turque sans problème. Edirne n’est plus qu’à 10 km… de route pavée. Il fait nuit, et les pavés ralentissent considérablement notre allure. Arrivés en ville, à 1 km du logement de notre hôte, un homme nous interpelle: « It’s me! ». Ludmilla reconnaît notre couchsurfeur car nous avons échangé quelques messages et photos le jour précédent. C’est incroyable de tomber sur lui par hasard dans une ville de plus de 100’000 habitants!