Le début des Balkans

Le début des Balkans

24 octobre 2018 1 Par Lud et Fab

Au revoir l’Autriche, bonjour la Slovaquie. Bratislava n’est qu’à 60 km de Vienne, mais au moment de prendre le pont pour y aller, ayant fait notre quota de ville à Vienne, nous décidons de nous limiter à ce que nous voyons depuis l’autre côté du Danube et poursuivons notre chemin.

Premiers pas dans un pays où la langue nous est totalement étrangère. Nous commandons un repas dans une cabane sur le chemin, et recevons autre chose qui fait finalement l’affaire. L’estomac du cycliste s’accommode de tout. Malgré un fort vent de face, nous parvenons en Hongrie et voici notre premier bivouac hongrois près d’un étang, pas loin d’un village, un peu trop proche même car les aboiements des chiens ne cesseront pas de la nuit.

Le lendemain, lors d’une pause, nous profitons des petits restes de Suisse que nous avons pu acheter à Vienne.

La journée des routes aux fins abruptes

Nous ne parlons pas des routes défoncées et des pistes sablonneuses, nous ne sommes pas venus en Hongrie pour la qualité des routes, mais la différence dans les sourires et les salutations que nous recevons tous les jours est saisissante par rapport aux pays précédents.

La Hongrie nous offre aussi quelques magnifiques bivouacs.

Voyager à vélo, c’est aussi se transformer en une agence internationale de transport public pour insecte. Après les coccinelles, une mouche, une abeille, nous véhiculons aujourd’hui un papillon de nuit qui s’est réfugié dans le casque de Ludmilla. Il fait 60 km avec nous!

Sur le chemin pour Budapest, juste après une halte pour le ravitaillement au supermarché, au moment de s’arrêter, impossible pour Fabien de déclipser le pied droit. Nous évitons la chute de justesse. Fabien constate alors qu’il manque une vis fixant la cale de sa sandale. Il se souvient qu’au supermarché, il a eu l’impression qu’une pierre roulait de sa sandale. Du coup, retour au supermarché pour vérifier si ça ne serait pas la dite vis. Bonheur, joie et allégresse, Fabien retrouve la vis. Par mesure de précaution, nous vérifions toutes nos sandales et passons du rire aux larmes: il manque également une vis sous son autre sandale. Comme toujours en cas de grosses crises, Ludmilla prend le relai et trouve un magasin de vélo à moins de 500 mètres. Nous y trouvons un kit de cales comprenant 4 vis, nous en avons ainsi 3 en réserve au cas où!

Après 4 jours de lutte contre un vent de face harassant, nous voici à Budapest. Dès notre arrivée, nous sommes charmés par la beauté de cette ville. En face du parlement, nous bravons notre timidité et abordons une cyclovoyageuse. Chouette, elle parle français! Nous buvons un thé en sa compagnie, échangeons sur nos voyages et prenons quelques photos.

Nous passons 3 jours inoubliables chez un couple de warmshower belges. De la visite au marché couvert au pain perdu du matin en passant par les spéculoos maison, sans oublier Maurice le chat, l’accueil était parfait sous tous les angles. Nous avons le sentiment de nous être fait des amis, et nous espérons que nos chemins se croisent à nouveau. Les larmes étaient difficile à retenir au moment de dire au revoir.

Certains nous ont fait remarquer qu’on ne voyait jamais le vélo sans les bagages…