Saveurs autrichiennes

Saveurs autrichiennes

20 octobre 2018 0 Par Lud et Fab

Pour ceux qui douteraient encore, notre précédent article « Enfin la Grèce! » n’est pas à prendre au pied de la lettre. Il s’agit du Walhalla situé en Bavière. Afin que le monde entier puisse comprendre nos blagues subtiles à l’avenir, nous publierons désormais notre position en temps pas réel, car par exemple en ce moment, nous écrivons depuis Budapest l’article de l’Autriche!

L’ambiance sonore qui nous accompagne ces temps est un audiobook de Peter Wohlleben: La vie secrète des arbres. Comme c’est dit dans cette vidéo où l’auteur s’exprime, notre regard change sur les forêts que nous parcourons. Nous recommandons chaudement.

Ayant passé la frontière entre l’Allemagne et l’Autriche, nous voilà en route pour Linz. Le temps toujours frisquet raccourcit nos pauses, mais avec un bon chocolat chaud le sourire revient.

Très joli panneau indiquant les pistes cyclables dans ce nouveau pays, mais celles-ci sont moins praticables pour notre grand vélo, nous obligeant régulièrement à mettre le pied à terre.

Nous passons quelques jours à Linz chez Simon, un couchsurfer très accueillant et bon vivant. Nous apprécions particulièrement en apprendre plus sur les bonnes choses à manger en Autriche, comme le strudel au pavot. Simon nous fait également découvrir quelques bonnes bières. Se retrouver au chaud, pouvoir faire la lessive dans une machine à laver et employer un lave-vaisselle nous paraît incroyable.

Les batteries rechargées, nous repartons en direction de Vienne, retrouvant notre quotidien de camping sauvage. Après avoir trouvé un endroit sympathique où passer la nuit, alors que nous cuisinons la popote du soir, un cycliste s’arrête et nous discutons avec lui. Ludmilla peut éprouver son allemand face au fort accent autrichien de Walter. Même si nous craignons de ne pas remplir totalement nos estomacs, nous lui proposons de partager notre repas 4 étoiles (du riz avec des trucs dedans). Finalement, notre maison ambulante est bien assez grande pour inviter des passants! A la tombée de la nuit, Walter reprend la route en direction de son village. 10 minutes plus tard, surgissant dans l’obscurité, le revoilà! Il fouille dans son sac et en ressort 2 petits strudels au pavot qu’il nous offre. Ces derniers complètent merveilleusement notre repas et nous les dégustons en admirant la rive d’en face.

Nous passons par la ville de Melk, et sommes subjugués par une impressionnante bâtisse. Nous décidons de jouer aux touristes, ce que nous faisons rarement, et pour une fois nous avons de solides preuves que nous y étions.

Quelques villages plus loin, les rues semblent bien animées, pourvues de stands proposant des produits locaux, entre autre du moût légèrement fermenté. La région comporte en effet de nombreuses vignes. Nous commandons du moût rouge et demandons également une sorte de saucisse au fromage, servie avec du fromage râpé, de la moutarde et une jolie tranche de pain. On nous propose même une charmante petite table dans la cour pour nous asseoir à l’abri de la pluie. Curieusement, la moutarde semble parfois douce, et parfois franchement piquante. Nous pensons dans un premier temps qu’il s’agit d’une moutarde artisanale, qui n’est pas bien mélangée. Nous finissons par nous apercevoir que ce que nous prenons pour du fromage est en réalité du raifort! Quand même ça semblait un peu bizarre de servir du fromage râpé avec de la saucisse au fromage!!! L’Autriche ne cesse d’étonner nos papilles.

Après 3 jours de pédalage intense, nous sommes accueillis à Vienne par Stefan qui vient à notre rencontre sur son vélo couché pétillant. Son appartement est énorme, avec des plafonds à 4 mètres de haut et un ascenseur vintage.

Désormais conscients qu’une bonne pause au chaud est profitable à l’ensemble du voyage, nous restons quelques jours chez Stefan, puis passons encore quelques jours chez Konrad et Lili. Ce couple d’ingénieurs du bois possède un Pino (un tandem semblable au nôtre), un hall d’entrée transformé en atelier et une imprimante 3D. Le nombre de points communs est presque troublant, nous nous sentons comme à la maison. Ils nous font visiter la ville en tandem, et nous en profitons pour échanger les vélos. A côté du nôtre, le Pino passerait presque pour un jouet, ou le nôtre pour un porte-avion.

Sinon, Vienne, c’est beau.

C’est reparti direction Budapest. Notre dernier campement en Autriche est splendide.