Winter is coming!

Winter is coming!

4 octobre 2018 0 Par Lud et Fab

En sortant des bains propres, heureux et détendus, nous cherchons du wifi pour voir qui nous aurait répondu pour être hébergé à Ulm car une tempête s’annonce. Nous allons dans un grand centre commercial pourvu d’un Décathlon (le top du shopping pour un voyageur). En effet, il nous manque:

  • un couvre selle
  • une seconde frontale
  • de la colle à rustine car nous avions secouru un cycliste en détresse
  • une seconde paire de Buff
  • des masques de nuit
  • éventuellement une paire de gants pour Lud

Dans sa grande générosité pour soutenir Décathlon, Fabien décide de laisser ses lunettes de soleil au rayon des casques pour qu’elles puissent être vendues une seconde fois. Certains voyageurs se font sonsorisés par des grandes marques, nous, nous sponsorisons Décathlon.

Après une heure de cris d’enfants, nos cerveaux encore ramollis par les bains, nous sortons avec:

  • deux nouveaux casques (plus légers, plus visibles)
  • de la colle à rustine
  • une seconde paire de Buff

Malheureusement, aucun hôtes warmshower d’Ulm ne semble sensible à notre geste, personne n’accepte de nous recevoir ou même de nous répondre. Dure déception car nous avons grand besoin d’une pause et nous réjouissions de rencontrer d’autres cyclo-voyageurs.

La fin de journée arrive à grand pas, il faut quitter la ville pour trouver un endroit où camper. Exténués et un peu dégoutés, nous plantons la tente dans la première forêt venue.

Le lendemain, nous nous mettons en quête d’un meilleur endroit pour prendre une journée de pause. Nous utilisons les filtres d’OSMAnd et dégotons un abri à 10 km.

En explorant les environs dans de fortes rafales de vent, nous rencontrons un baigneur courageux qui confirme le passage d’un gros orage ce soir-là. Effectivement, le vent s’intensifie, et malgré l’apparente solidité de l’abri, nous ne sommes pas très rassurés en observant l’amplitude de balancement des arbres. Après quelques heures, la pluie finit par tomber, le vent se calme et nous pouvons enfin dormir sur nos deux oreilles.

Les jours suivants, l’état de la route confirme la force de la tempête, car les chemins sont encombrés de branches arrachées, parfois de grande taille. Cette nuit-là marque également la fin de l’été et le début de l’hiver, car nous passons de 15 degrés au petit matin à 3 voire même 0 degré.

Au fur et à mesure de la jounrée nous enlevons nos habit d’hivers et retrouvons un peu de douceur hestival.

Le principal problème du matin n’est pas tant le froid, même si cela n’est pas facile de sortir de son sac de couchage et de remballer toutes les affaires par 3°C, mais plutôt l’humidité: la toile extérieure de la tente est systématiquement trempée de rosée dehors comme dedans. L’éponger prend du temps et nous glace les mains, et en plus il faut l’étendre plus tard dans la journée pour la faire sécher correctement. Les abris deviennent nos amis.

Le matin, nous retrouvons la grisaille, la lune en plus, ambiance digne d’un film d’horreur mais dont la beauté nous aide à supporter le froid.

Trouver le sigle de l’Euro vélo 6 sans devoir mettre pied à terre aiguise nos sens.

Ce soir-là, pas d’abri en vue. Fabien insiste pour grimper en haut d’une colline et la sueur en vaut la chandelle: une vue imprenable sur la Danube, silence absolu et herbe parfaitement tondue.

Juste après le coucher du soleil, la lune réapparaît telle une grosse orange. Malheureusement notre équipement photo n’a pas totalement réussi à reproduire l’intensité rare de cet instant.

Bond dans le futur.